Les responsables d’une vingtaine d’associations du Cœur d’Hérault, concernées par la protection de l’environnement, dont « Vivre à Brignac », se sont retrouvés, jeudi 14 mai, à la salle de l’ancien couvent à Gignac. Ils ont envisagé la création d’un collectif. Le but en est triple :
-participer, dans un acte citoyen, à la définition d’une stratégie globale pour le partage, la préservation de l’environnement et du cadre de vie dans la moyenne vallée du fleuve Hérault et de ses affluents. Donc de proposer des solutions cohérentes en faveur de la préservation des équilibres des milieux naturels, de la gestion des paysages, de la biodiversité, de l’habitat et des activités économiques.
- de fédérer les associations et toute personne, physique ou morale, partageant cette préoccupation.
- de se donner tous moyens utiles à la réalisation des objectifs fixés, c'est-à-dire par la concertation, l’information, la diffusion, l’éducation, l’intervention, l’action en justice et toute autre initiative.
Le débat a duré près de trois heures. Il a été mené successivement par les représentants des trois associations qui ont pris l’initiative de la réunion, à savoir la « Carabotte », « Artopos » et « Apnee ».
Leur premier constat est que l’accélération démographique (près d’un millier d’habitants supplémentaires par mois dans la vallée) et l’urbanisation posent problème dans nombre de villages.
Seconde évidence : la pression industrielle fait peser sur le devenir du fleuve et ses affluents des perspectives inquiétantes à long terme.
Déjà la haute vallée de l’Hérault et le Grand Site du Pont du diable ont un programme d’aménagement pleinement défini. Il est donc logique, nécessaire de définir une stratégie pour la moyenne vallée d’Hérault, riche en villages et en biodiversité.
Le respect des conditions de vie de ses habitants et de ses milieux naturels passe non seulement par l’application des dispositions de protection existantes pour les rives du fleuve, de ses affluents et des terroirs limitrophes, mais aussi par un projet cohérent en faveur de l'environnement du Cœur d’Hérault.
En conclusion de ce premier contact, les délégués présents sont convenus d’en référer à leurs associations respectives et de se retrouver, le 16 juin prochain à Brignac, pour apporter réponse à la proposition de fédération, débattre des statuts et des moyens nécessaires à l’action, préciser la dénomination du collectif et, par là-même, le territoire exactement concerné.