Comme annoncé, les représentants des associations regroupées au sein du collectif « Avenir de la vallée de l’Hérault » ont été reçus, mercredi 23 septembre à 15h, à la préfecture de l’Hérault. Au terme d’un entretien de deux heures, il a été convenu que le préfet ne prendra aucune décision concernant les demandes d’autorisation d’exploitation de carrières déposées, avant d’avoir pris connaissance des observations écrites du collectif.
La demande de la SOLAG a déjà été proposée à sa signature. La seconde, présentée par la SARL Henri-Leygue, sera examinée par la commission départementale des carrières au cours de sa prochaine réunion, le mercredi 28 octobre prochain.
Aussi le collectif s’est engagé à fournir, dans les meilleurs délais, notes et documents annexes utiles. Il s’agit de consigner par écrit les nombreuses remarques, objections et recours avancés au cours de l’entretien.
Mme Alix Audurier Cros (ARTOPOS), présidente du bureau provisoire, était accompagnée dans cette démarche par Mme Lebreton (APNEE), M. Félix Iribane (ASPEC),M. Faus (LIPO), M. Arnault Carpier (Grand site du pont du diable),M. Michel Combes (assocation du quartier Carabotte),Me Jacqueline Bayssette (association de protection des paysage et de l'esthétique de la France, et M. Gérard Agonayan (Cadre de vie Gignac).
La délégation a été accueillie par M. Patrice Latron, secrétaire général de la préfecture, entouré de M. Mangeot, du service Inspection des
installations classées de la DRIRE.
Trois points essentiels
Les responsables du collectif ont insisté notamment sur trois points essentiels : l’empiètement sur la zone Natura 2000, le risque inhérent à un large secteur inondable et
l’illégalité de l’implantation au seuil de Carabotte envisagé par la SOLAG. Sur ce dernier point, ils ont rappelé la décision de la 5ème
chambre de la cour administrative d’appel de Marseille en date du 9 avril 2004 sous le N° 99MAO1428.
Les magistrats ont donné raison au préfet qui avait mis un terme à l’activité de la microcentrale électrique exploitée par la SARL SATEN, sur ce même seuil de Carabotte, en raison des dangers présentés par le barrage existant pour les personnes, les biens et le milieu rural lors des crues.
En 1991 et 1992, de fortes érosions ont détruit plusieurs propriétés privées ainsi
qu’un chemin de desserte, provoqué un détournement artificiel du fleuve mettant en péril les fondations du pont de Gignac.
Permis de construire nécessaire
Autre argument à ne pas négliger : il a été dit qu’un permis de construire n’était pas nécessaire pour implanter un convoyeur. Ce qui n’est pas exact, dans la mesure où il y a
nécessité de franchir un espace public tel qu’un cours d’eau.
Aussi la délégation a laissé clairement entendre qu’elle userait des recours à sa disposition si nécessaire, compte tenu des réserves citées plus haut parmi d’autres.
En conclusion, les représentants des associations adresseront, en ce début octobre, au cabinet du préfet un éclairage sensiblement différent de celui des commissaires-enquêteurs. D’ores et déjà , M. Michel Combes a adressé un premier courrier sur la situation particulière des habitants du quartier de Carabotte.