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L’opposition aux projets d’extension de carrières entre l’Hérault et la Lergue s’amplifie. Le collectif « Avenir de la vallée de l’Hérault », récemment constitué par une dizaine d’associations de défense de l’environnement de la moyenne vallée, a concrétisé une de ses premières décisions.
Un courrier a été adressé, en cette 2ème quinzaine de juillet, au préfet du département et un second au commissaire en charge de l’enquête. Tous deux concernent la demande d’exploitation de la société Leygues aux lieux dits « les Grands vignes », « Camp Thieulles-Ferrat » et chemin Ferrat, sur le territoire de la commune de Saint-André de Sangonis.
Ces deux lettres ont été signées par le président de chacune des associations du Collectif. Elles ont pour objectif d’alerter les autorités et l’opinion publique sur l’impact d’un tel projet sur le milieu naturel.
Quatre arguments sont opposés par les signataires : la perte de 50% de la superficie de l’aire du terroir de la « Clairette d’Aspiran », l’atteinte à 6 ha de berges où se trouvent des milieux très riches et des aires de nidification importantes, espaces inscrits en zone « Natura 2000», l’implantation prévue d’un pylône de soutien du futur convoyeur à bandes dans une zone inconstructible du PLU de Saint-André et l’incompatibilité des proportions de cet équipement (510 mètres de long et 11 mètres de haut) avec la qualité du site, susceptible d’être ainsi gravement défiguré, et, ce, en pleine zone touristique.
L’attention du commissaire-enquêteur est attirée sur l’effet cumulatif de ces facteurs, la minoration de l’étude d’impact sur les seules parcelles concernées par le creusement des carrières, l’illégalité de la présence du convoyeur en zone « Natura », la nécessité d’une expertise hydrologique, la menace en cas de crue sévère pour le cordon sur lequel le chemin de Saint-André traverse le cours d’eau : « Le cadre de vie, les paysages, l'environnement des Saint-Andréens en sera bouleversé pour 15 à 20 ans… »
Le propos se poursuit par une mise en garde des autorités, si aucune écoute ne s’ensuit : « Les associations de Défense de l'Environnement sont porteuses de l'espoir de milliers d'habitants de la moyenne vallée de l'Hérault, qui ne veulent plus vivre dans des territoires où les équilibres entre les fonctions agricoles, touristiques, industrielles et résidentielles ne seraient pas préservés par les politiques publiques. »
A noter que, de son coté, le conseil municipal de Canet, lors de sa séance publique du 8 juillet, a donné un avis défavorable à ce projet, comme l’avait fait peu auparavant celui de Brignac.