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Poser des questions est utile. Parfois, on obtient des réponses. A celles que nous posions dans une précédente page, M. Viala, directeur de la société Leygue, y
répond bien volontiers. Et l’on comprend mieux, alors, l’accord du conseil municipal de Saint-André donné à cette société pour l’exploitation d’une nouvelle carrière, près du hameau
de Cambous.
Les 370 000 € annoncés sans autre précision en réunion publique, vendredi dernier, ont été prévus en fait, pour reconfigurer et, en fin de travaux, rénover la chaussée du chemin
départemental qu’emprunteront, depuis le hameau de Cambous, les engins de chantier durant la construction du transbordeur destiné à acheminer les roches extraites depuis la carrière jusqu’au
centre de traitement situé sur le territoire de la commune de Pouzols.
Deuxième information importante, le convoyeur a été préféré au transport par camions. M. Viala est formel : « Aucun camion, hormis les engins du chantier initial et, par la suite, les
véhicules du service d’entretien, ne traversera les communes de Saint-André de Sangonis, Brignac et Canet.
« Les raisons qui nous ont amenés à opter pour le convoyeur sont de deux ordres :
-économique, bien sûr, alors que l’amortissement du transbordeur a été prévu sur 15 ans, le coût du transport par camions aurait atteint ce même montant en deux ans d’exploitation.
- et aussi environnemental, car nous avions conscience des nuisances qu’un trafic par la route engendrerait dans les villages à traverser. »
A propos du convoyeur, le directeur de la Leygue précise également : « On pourra toujours en critiquer l’esthétique. C’est un outil de travail. Mais, il sera moins visible que l’on a pu
le penser : seul, le franchissement de l’Hérault, d’une longueur de 160 mètres entre les deux rives, sera visible. Il culminera à une hauteur de 9 mètres. Le reste du trajet est prévu à 2.5
mètres au-dessus du sol et derrière la ligne d’arbres qui longe l’une des rives. En tout état de cause, nous sommes autorisés à ne procéder qu’à des élagages, mais, en aucune façon, à des
abattages. L’installation sera donc, en grande partie, naturellement camouflée. »
« Par là même, nous supprimerons le trafic actuel d’une quarantaine de camions par jour sur le RD 32. Les habitants de Pouzols apprécieront certainement. D’autant que le débit prévu du
convoyeur sera de 100 tonnes à l’heure, soit 800 tonnes par jour. Ce qui, sur une année, représentera 185 000 tonnes, alors qu’aujourd’hui nous ne traitons que 120 000 tonnes
l’an. »
Abordant ensuite le problème des besoins en eau d’une telle activité, M. Viala révèle que son entreprise dispose, depuis 2005, d’une installation de retraitement de l’eau usée. Ce qui lui permet
de ne consommer que 2 à 3 000 m3 par mois et de faire ainsi une économie de 15 000 m3/mois. Une eau en provenance du canal de Gignac et donc, non utilisée en amont par l’agriculture.
« Nous disposons également sur notre site de Pouzols d’une réserve d’eau. Nous n’utilisons pratiquement plus celle de L’Hérault. »
Evoquant la fin de l’exploitation de la zone prévue, sise à proximité du mas de Cristal, M. Viala promet la remise en état des terrains concernés, leur recouvrement par la couche de terre qui
aura été arasée au départ et stockée dans ce but. Il ajoute : « Nous y replanterons des vignes et les restituerons en l’état à la commune. »
Ce qui lui permet d’annoncer, en conclusion, que la SARL Leygue est en passe d’obtenir, pour toutes ces raisons, la certification de qualité environnementale ISO 14 001.
Les paroles s’envolent, les écrits restent. Nous les avons transcrites.