Le blog de Vivre à Brignac
Dans une précédente page, publiée en août 2009, nous avions fait état du projet intitulé « Coulée verte », dans le cadre du programme « Valcordia », généré par le Conseil Général sur le secteur Gignac-Saint-André de Sangonis-Clermont l’hérault-Paulhan.
Initialement la « Coulée verte » ne devait concerner que les communes jalonnant le cours de l’Hérault. Mais, à l’instigation de maires, dont celui de Brignac, M. Henri Jurquet, cette définition a été élargie aux affluents du fleuve, dont en premier lieu La Lergue et bien entendu le lac du Salagou. Ce qui a porté à 25 le nombre de communes du Cœur d’Hérault incluses dans la démarche.
Le but de « Valcordia » est « d'identifier les possibilités de réalisation d'aménagements majeurs en terme d'équipements publics (culturels, sportifs, sociaux, éducatifs, touristiques …), d'accueil d'entreprise et de logements…, de déterminer, le plus en amont possible, un plan d'aménagement structurant optimal, par un fonctionnement articulé ou en réseau entre les différents bourgs. »
Dans ce programme, la « coulée verte » intéresse la formalisation d’une organisation et d’un projet de développement touristique à l’échelle de la destination Causses et Vallées d’Hérault.
Récemment, le représentant de l’un des deux cabinets-conseil en charge de l’étude préalable a eu un premier contact avec le maire de Brignac. Ce fut l’occasion pour le président de « Vivre à Brignac » d’attirer l’attention de ce premier interlocuteur sur des projets qui risquent de « consteller » la dite « coulée verte » de grosses taches grises ou ocres et d’en écorner singulièrement l’attrait touristique : d’un coté la ZAC de la Salamane couronnée par les 600 mètres de béton, sur 15 mètres de haut, de la desserte régionale de « Système U » et, de l’autre, les deux carrières projetées entre Hérault et Lergue respectivement par la SOLAG et la SARL Henry-Leygue.
Ce problème de cohérence dans le développement de la vallée a été soulevé lors d’une réunion récente, tenue à Canet, des représentants de plusieurs associations regroupées en collectif sous la dénomination « Avenir de la vallée de l’Hérault ». Ce sera l’un des sujets essentiels dont ceux-ci devront se préoccuper lors d’un prochain rendez-vous fixé au 19 novembre, mais sans aucun doute durant les mois suivants.
Nous avions déjà évoqué, dans cette même page citée plus haut, la nécessité, pour ne pas dire l’exigence, pour les associations de défense de l’environnement du cœur d’Hérault de faire entendre non seulement la voix, mais surtout les préoccupations des populations concernées.