Dans la perspective de la création de la ZAC de la Salamane, en lisière de Brignac et de Canet, la procédure de révision du PLU de Clermont-l’Hérault a démarré le mardi 1er juin. Une réunion à l’initiative de M. Alain Cazorla, maire et conseiller général du chef-lieu, a rassemblé les représentants des services de l’Etat, des collectivités territoriales (Région, département, communautés de communes), mais aussi des communes voisines et les a invités à donner leur avis sur cette opération.
Moment important que cette séance dite d’examen conjoint, dans la mesure où ces « personnes publiques » devaient ainsi engager leur responsabilité et dont le compte-rendu en sera mis à disposition du public lors de l’enquête proprement dite.
Les services de l’état, c'est-à-dire le Service départemental d’architecture et du patrimoine et la direction départementale des territoires et de la mer (regroupement récent de la DDE, de la DDA et de la DDM) ont émis un avis défavorable. Tout comme la chambre d’agriculture, logiquement pour cause de disparition de terres agricoles.
Le lendemain, il a été également question de la Salamane au conseil communautaire, réuni à Clermont-l’Hérault, à travers cinq points de l’ordre du jour.
Cela fait un an que M. Alain Cazorla a révélé le projet d’implantation d’une ZAC dans la plaine de la Salamane. Aujourd’hui, est donc amorcée une mutation qui va concerner tout le Clermontais. 70 ha de terres agricoles laisseront place à une zone urbanisée.
Dans un secteur, à ce jour essentiellement agricole et touristique, va être greffé un important complexe économique, contesté dès son annonce par les écologistes.
Ceux-ci laissent entendre qu’ils attaqueront devant la justice administrative l’arrêté que prendra le maire en conclusion de l’enquête à venir. Ils estiment que le caractère « simplifié » de cette révision du PLU n’est pas du tout respecté, qu’un tel projet d’urbanisme ne revêt aucun caractère d’intérêt général mais est commandité par une entreprise privée, qu’il génère la spéculation foncière, qu’il modifie, en annexant 70 ha de terres agricoles, l’économie générale du Plan d’aménagement et de Développement durable de la commune de Clermont-l’Hérault.
A suivre donc.
Lors de la dernière réunion du conseil communautaire, réuni à Cabrières, le dossier de la Z.A.E. de la Salamane est revenu logiquement en débat. En effet, depuis la précédente assemblée, la Communauté du Clermontais a fait l’acquisition d’une vingtaine de parcelles, en plus des quatre dont l’achat avait été précédemment entériné.
Elle totalise pour l’instant une surface de 26,8 hectares sur les 70 envisagés. Il lui en coûte 2,53 millions d’euros. Ce qui donne un prix de revient moyen de 9.44 € le m2, bien supérieur à ceux envisagés initialement : 5 €, puis 7 €.
Les parcelles acquises ne sont pas toutes d’une seule tenant. D’autres acquisitions seront donc indispensables, ne serait-ce que pour obtenir l’espace nécessaire à la première implantation prévue sur la zone, c’est-à-dire, le dépôt régional de « Système U ».
Compte tenu de la surenchère suscitée par certains propriétaires fonciers, certains élus posent déjà la question des moyens financiers. Dans une page précédente, nous avons évoqué la demande d’aide lancée par M. Alain Cazorla, lors de la venue en Cœur d’Hérault de M. Georges Frèche, et la promesse faite par le président du Conseil Régional sortant, alors en campagne électorale.
En outre, le président de la C.C.C. a reconnu, lors de la récente séance, quelques pesanteurs administratives : la préfecture impose plusieurs études, actuellement en cours. Lorsque celles-ci auront été bouclées, la révision simplifiée du PLU pourra être lancée et la procédure de création de la ZAC être menée à son terme.
Et, ce, sans compter les inévitables expropriations, vu l’intérêt de certains propriétaires à l’égard des avantages fiscaux liés à une déclaration d’utilité publique.
Dans combien temps donc le démarrage d’un chantier ? « That is the question ! »
La campagne a du bon. Electorale, bien sûr, en cette période. Elle permet de saisir les candidats du problème majeur qui préoccupe. M. Alain Cazorla n’en a pas manqué l’opportunité. Il a attiré l’attention de Georges Frèche, venu rencontrer, vendredi 26 février à Clermont-l’Hérault, les élus de la vallée, sur la nécessaire aide de la Région au projet de la Salamane.
Lors de sa réunion du 3 février dernier, le conseil communautaire avait fait le point financier de l’aménagement de la future ZAC et passé en revue les aides à solliciter.
La communauté de Communes du Clermontais peut, d’ores et déjà, compter sur une participation de 999 000 € de la part du département, à savoir 200 000 € en 2009, 335 000 en 2010 et 335 000 en 2011. Cette aide est conditionnée par une convention.
Les conditions de la signature de ce partenariat sont l’intégration du parc dans le paysage autoroutier, le respect de la charte départementale de qualité des parcs d’activités économiques et la création de 500 emplois minimum (un tiers nouveau pour deux tiers délocalisés).
Le conseil en a approuvé les termes et autorisé le président à solliciter également une aide financière auprès de la Région, ce que M. Alain Cazorla a fait publiquement lors de la réunion du 26 février.
Pour mémoire rappelons que le coût de l’opération est estimé à 7 millions d’euros, l’autofinancement, représenté par le produit de la ventes des lots, à 5 401 000 €, et le total des subventions demandées de 1 599 000 € (département : 999 000 ; région, 300 000 ; état : 300 000).
Des jalons pour mesurer par la suite la distance de la « coupe aux lèvres ». En effet, le conseil communautaire a décidé, le 3 février, l’acquisition de quatre premières parcelles de terrain, selon un prix établi sur la base de l’estimation des Domaines, soit 6 € le M2, avec une marge d’appréciation de 15%.
Ce qui, en fait, tend d’emblée à un prix réel de 7 € le m2. Et cela donne 14 630 € pour 2090 m2, 61 624 € pour 8752 m2, 71 498 € pour 10 214 m2, et au total un coût de 147 752 € pour 21 056 m2.
Qu’en sera-t-il lorsque certains feront jouer la loi de l’offre et de la demande et miseront sur le souci du respect du calendrier ? Le temps, c’est de l’argent ! dit-on.
Le numéro de janvier 2010 du magazine de la Communauté de communes du Clermontais présente un dossier spécial consacré à la future Z.A.E. de
la Salamane, aux portes de notre village sous le titre « Un projet majeur pour l’avenir du Clermontais ».
Et d’énumérer les enjeux de ce projet, dont le plan ci-dessous donne une première idée du gigantisme de la plateforme « U », qui en sera l’épine dorsale :

-Une nouvelle capacité foncière pour les dix prochaines années : 70 ha, dont 50 ha cessibles, après les 30 ha de la Z.A.C. des Tannes basses, dont la commercialisation est achevée.
-une opportunité de favoriser la mixité économique, limitée pour l’instant à la plate-forme logistique de Système U. Celle-ci occupera de 15 à 20 ha. Elle devrait être, par la suite, entourée de « macro-lots » pour des entreprises fortement consommatrices de foncier.
-une main tendue au monde agricole avec un projet d’opération concertée d’aménagement et de gestion des espaces ruraux. Des mesures sont annoncées à l’étude, pour l’instant sans autre précision.
-une totale complémentarité avec les autres ZAE du Cœur d’Hérault, à savoir « l’éco-parc » de 50ha à Gignac et du Technoparc de Lodève, selon, est-il affirmé, le schéma de développement économique développé par le « Pays Cœur d’Hérault ».
-un espoir pour les nombreux Clermontais demandeurs d’emplois, avec l’installation espérée de nouvelles entreprises. Au moins autant de créations qu’aux Tannes basses, c’est-à-dire quelques 500.
-Un parti pris environnemental « ambitieux » avec un volet paysager autour des 6 ha de bassins de rétention, une ceinture d’arbres de hautes tiges et 20% d’espaces plantés sur chacune des parcelles commercialisées, ainsi qu’une voirie à « circulation douce ». Surtout à ne pas oublier.
-un budget autonome et équilibré, avec un investissement de 15 millions d’euros, compensé par la vente des parcelles avec le soutien des Conseils Général et Régional. Une question de temps.
-le respect des règles démocratiques et de la concertation, 57 délégués communautaires sur 64 (3 contre et 4 abstentions) s’étant prononcés favorablement, mais aussi à travers deux procédures menées conjointement à l’adresse des habitants afin de recueillir leur avis, à savoir la révision du plan local d’urbanisme, d’une part, et ,dans chacune des collectivités, à travers un registre de concertation.
Nul doute que cette présentation ne laissera pas indifférent à travers le Cœur d’Hérault. A commencer par le collectif de la Salamane, qui, après l’action sur le terrain, a engagé le débat sur le plan judiciaire.
La Salamane a été l’objet de deux débats au cours des derniers jours. L’un à Montpellier lors d’une conférence donnée, lundi dernier 30 novembre, par M. Serge Papin, président-directeur général de « Système U » devant un auditoire d’acteurs économiques, d’étudiants en sciences économiques et de …membres du collectif de défense qui s’étaient invités à la réunion.
Le second à Clermont-l’Hérault où M. Alain Cazorla, le maire de la ville et président de la C.C.C., a présenté plus précisément le projet de la ZAC. Ce qui a permis d’obtenir ainsi un peu plus d’informations et quelques redites sur ce sujet sensible et important pour l’avenir de cette partie du Cœur d’Hérault.
Ainsi, M. Serge Papin a affirmé n’avoir fait que répondre à l’offre de la Communauté de Communes. Il ne considère la future plate-forme « U » que comme un élément d’une zone d’activités bien plus vaste. Il a également affirmé ne pouvoir proposer dans ses étals davantage de produits bios à la clientèle qu’en raison de la modicité de la production française (2% au lieu de 15% en Italie). Ou encore, il estime inadapté le ferroutage en raison de la dispersion de ses fournisseurs et de ses magasins sur le territoire.
De leur coté, les responsables du Collectif ont invité leur interlocuteur à rechercher pour l’implantation de sa plate-forme une friche industrielle plutôt que des terres arables sur lesquelles les agriculteurs sont susceptibles de cultiver les produits destinés à l’alimentation de la population. Ils ont posé également la question de savoir quelle est la proportion de terres de la commune de Clermont concernées par cette mutation.
La réponse en a été donnée par M. Alain Cazorla, lors d’une conférence de presse, tenue pendant plus d’une heure, au lendemain du dépôt de la plainte du collectif devant le Tribunal Administratif pour « abus de pouvoir » : 70 ha sur 904. « Il en reste 834, a-t-il affirmé, pour soutenir l’agriculture, suffisamment de bonnes terres pour la création de projets agricoles alternatifs. »
Le maire de Clermont a insisté, à nouveau, sur l’intérêt de la ZAC : « Un projet majeur pour l’avenir de notre territoire, une opportunité unique ! » Après avoir rappelé les 600 emplois attendus à terme, celui-ci a également affirmé le strict respect de l’environnement et du développement durable, conformément à l’Agenda 21. « Rien ne sera laissé au hasard », a-t-il martelé. Et de préciser les études d’impact en cours : hydrologique, paysagiste, routière, écologique.
M. Alain Cazorla a voulu également rassurer à propos de l’incidence d’un tel projet sur le budget communautaire et sur la fiscalité des ménages : « il s’agit d’un budget autonome et équilibré. Les investissements seront compensés par la vente des parcelles. »
En terminant, il a invité tous ceux intéressés par ce projet à consulter le dossier disponible au siège de la communauté de communes ainsi qu’au service d’urbanisme de la mairie de Clermont-l’Hérault.
Les élus de la communauté de communes du Clermontais ainsi que les conseillers municipaux des dites communes ont reçu, les premiers en octobre une lettre ouverte, les seconds un courrier sous pli en ce début de novembre, adressés par le collectif de la Salamane.
On sait que celui-ci est opposé au projet de création d’une ZAC et à l’implantation d’une importante base logistique régionale de « Système U » dans la plaine proche de notre village.
Le conseil communautaire a émis, le 10 juin dernier, un vote favorable à un protocole d’accord avec le groupe agro-alimentaire. « Cet accord privilégie les intérêts d’un groupe commercial, affirment les signataires. Il accorde une clause de non-concurrence à une enseigne commerciale. Il l’exonère de la taxe des enlèvements des ordures ménagères…il interdit toute augmentation de la fiscalité locale pour ne pas porter préjudice aux intérêts financiers du dit groupe. »
En outre, le collectif met en doute la réalité du nombre d’emplois créés, dans l’ignorance de ceux qui seront supprimés à Vendargues et à Miramas.
Aussi il demande aux conseillers municipaux de chaque commune d’intervenir auprès des élus communautaires pour que soit suspendue la signature du protocole d’accord : « Il n’y a pas d’urgence à signer ! »
Et le collectif d’ajouter à l’appui : « Avec la possible disparition de la taxe professionnelle, nous craignons que le moment soit mal choisi pour un investissement (13 millions d’euros) aux retombées incertaines. »
De souligner également la contradiction entre une telle implantation et le plan de développement du tourisme autour du Salagou, l’afflux de poids lourds à un seul échangeur d’autoroute, source d’insécurité routière, l’absence de toute étude d’impact, d’aucune consultation préalable des habitants concernés, etc.. .
En conclusion, le collectif demande aux élus locaux d’exiger un moratoire, l’ouverture d’un débat public (tenu le 21 octobre dernier à Clermont-l’Hérault) et une consultation large de la population.
Lors de la « grande foire de la petite agriculture », organisée par « Terres Vivantes » au domaine des trois fontaines, au Pouget, José Bové, invité par Jean-Louis Roumegas, porte-parole national des verts, n’a pas manqué d’évoquer le débat engagé au sujet du projet de ZAC dans la plaine de la Salamane :
« Ce projet aberrant détruirait des dizaines d’hectares de surface agricole. Cette plateforme s’inscrit dans la logique de la grande distribution. Elle va servir d’arrière-cour à Agrexco, qui exploite les territoires occupés. Cela va à l’encontre des intérêts locaux. »
Et de prôner de « remettre l’agriculture paysanne au cœur du système », seule réponse possible, à son avis, de répondre à la crise actuelle. De rappeler également les luttes précédentes engagées contre un projet de terrain golf au Salagou ou encore celui d’un karting à Saint-Jean de la Blaquière, qualifiés de « d’aménagements intempestifs ».
Le propos du député européen a été vivement applaudi, entre autres, par les représentants du collectif de la Salamane ainsi que par les représentants du parti de gauche, MM, René Revol et Gilles Sainati. Mais guère prisé par M. Christian Ricardo. Le sous préfet de Lodève qui, auparavant, avait invité ces derniers au dialogue avec les élus de la communauté de commune, a quitté les lieux.
Ce que n’a pas eu à faire, M. Jacques, conseiller général du Pouget et président du Pays Cœur d’Hérault, venu en matinée et reparti, avant que le représentant d’Europe écologique incite son auditoire à concevoir un contre-projet de valorisation agricole, avec les producteurs de fruits et légumes, les fournisseurs de technologie alternatives et les associations de développement durable.
Enjeu de société pour les uns, enjeu stratégique pour les autres, la plaine de la Salamane constitue pour tous un enjeu politique. Chaque camp avance désormais ses pions avec en toile de fond les prochaines élections régionales. Les opposants au projet de ZAC ont fourbi leurs arguments. Ils les ont résumés dans le texte d’une pétition qu’ils vont soumettre aux habitants des communes concernées au premier chef : Clermont-l’Hérault, Brignac, Canet et Nébian.
Sous le titre « Non au bétonnage de la Salamane », ils souhaitent que les signataires fassent leur la déclaration suivante :
« La Communauté de Communes du Clermontais projette d'implanter, sur les terres agricoles irrigables de la Salamane, une ZAC de 50 ha, dont la moitié serait concédée à Système U pour une méga plate-forme déstockage.
« Nous ne pouvons plus nous permettre, à l'heure actuelle, de bétonner des terres agricoles dont nous aurons de plus en plus besoin pour nourrir une population toujours croissante.
« Par ailleurs, nous pensons que le modèle de la grande distribution, basé sur le transport au long cours et sur la consommation de pétrole, est condamné à moyen terme.
« Enfin, nous pensons que ce projet est une atteinte grave à notre environnement et générera des nuisances multiples pour la population.
« Nous exigeons que ce projet soit suspendu ; qu'un véritable débat public s'instaure ; que les terres de la Salamane conservent leur vocation agricole ; que d'autres propositions soient examinées, plus durables. »
Lors de la récente réunion de la Communauté de communes du Clermontais, MM. Gérard Saëz et Laurent Dupont sont intervenus en ce sens. Ils n’ont eu guère d’écho parmi leurs collègues réunis à Fontès. L’assemblée communautaire a adopté les objectifs et le calendrier de concertation du projet, proposés par M. Alain Cazorla. Seules deux voix contre et quatre abstentions. ,
La lettre que le collectif vient d’adresser aux élus du département risque de ne pas avoir grand effet. Tout comme le rassemblement de certains de ses membres devant la salle de réunion, mercredi dernier à Fontès.
A Brignac, à la même heure, devait se tenir, ce soir là, une séance publique du conseil municipal, transformée, faute de quorum, en simple réunion d’information de la nombreuse assistance. Henri Jurquet a clairement affirmé son soutien au projet. Il avait donné son pouvoir au président de la CCC. Et, plus inattendu, il a annoncé son refus à une éventuelle réunion du collectif dans le village.
Devant un front aussi large de l’éventail politique, les écologistes seront-ils isolés dans le débat qui s’est amorcé avec le projet de la Salamane ? Après leur avancée lors des élections européennes, ce sera pour eux l'occasion de tester l’évolution de leur audience auprès du corps électoral ?
Le dossier de la ZAC de la Salamane a fait l’objet, au cours de la semaine précédente, de deux avis favorables, qui confortent la position du maire de Clermont-l’Hérault. Tout d’abord, le conseil de développement du pays, réuni en séance plénière à Lodève le lundi 21 septembre, a approuvé la réalisation du projet. Dans la foulée, le 2ème comité de pilotage du contrat de pays 2010, siégeant à l’espace Marcel-Vidal à Clermont-l’Hérault, l’a validé et logiquement inscrit à son programme.
Le comité de pilotage a estimé que la ZAC de la Salamane répond au but recherché : l’accueil et le développement d’entreprises. Il s’agit donc, en l’espèce, de prendre en compte la demande d’aide formulée, de l’ordre de 20% du coût prévisionnel de l’étude et des travaux de la première tranche, soit un investissement de 3 000 000 €.
Le prochain conseil communautaire, lors de sa séance du mercredi 30 septembre à Fontès, se prononcera sur les objectifs poursuivis par le projet ainsi que sur les modalités de la concertation préalable, conformément aux dispositions du code l’urbanisme.
« En ce qui concerne les objectifs poursuivis, explicite l’ordre du jour, cette création visera à traduire le projet d’aménagement tel qu’il sera défini, dans le cadre de la concertation, dans les documents graphiques et réglementaires de la zone et y faire figurer la localisation prévisionnelle des ouvrages et équipements d’intérêt public ainsi que les espaces verts. »
Et le document d’ajouter : « la concertation aura pour objet d’associer la population le plus en amont possible », puis de préciser les modalités de cette concertation :
-durée : du 1er novembre 2009 jusqu’à la date d’approbation du dossier de création.
-réalisation de panneaux de présentation du projet.
-information dans la presse locale.
-information dans le magazine de la communauté de communes.
-mise à disposition, au siège de la C.C.C., d’un registre de concertation.
-organisation d’une réunion publique de présentation du projet.
-consultation de la commune de Clermont l’Hérault pour avis.
Nous sommes tentés d’ajouter : Pourquoi pas celles de Brignac, de Nébian et de Canet, directement concernées, elles, par le voisinage de cette ZAC, les modifications du paysage qui en résulteront, les nuisances potentielles d’un trafic intensif de poids lourds !
Le Collectif : Un courrier aux élus
« Quelle concertation ? » demande l’un des membres du collectif de la Salamane : « des panneaux de présentation, c’est l’information du fait accompli ! …la concertation est de travailler avec un groupe sur la définition d’un programme, puis de l’élaboration du projet par étapes bien décrites au préalable… ».
Les responsables du Collectif vont d’adresser très prochainement un courrier à tous les conseillers municipaux des communes du Clermontais et un autre aux parlementaires. Ils leur demandent de suspendre la signature du protocole d’accord avec Système « U ».
Ils ont également l’intention d’inviter tous ces élus à un débat public, le 21 octobre, à Clermont-l’Hérault. Auparavant, ils « se seront invités », le dimanche 4 octobre, à la foire de la petite agriculture au Pouget, le mardi 6 octobre au conseil municipal de Clermont. Ils siègeront en assemblée plénière, le vendredi 9 octobre, avant de rencontrer, finalement le 19 octobre à 15h à Vendargues, un représentant de la direction de Système U.
Après la distribution de tracts sur le marché de Clermont, ainsi que les réactions du collectif de la Salamane, au lendemain de la conférence de presse de M. Alain Cazorla à propos du projet de Z.A.C., les relations se sont un peu plus tendues entre le Maire de Clermont-l’Hérault et les protestataires. C’est le moins que l’on puisse dire.
Mardi dernier, le bureau municipal de Clermont, à l’issue d’un échange de près d’une heure et demi sur « une ligne de conduite majoritaire », M. Gérard Saëz a été le seul voter contre la règle proposée. Celui-ci a donc été exclu de la dite majorité. Il s’est vu retirer sa délégation. Jusqu’alors, il était chargé du développement durable et de la politique environnementale au sein de la commission « tourisme et patrimoine ».
« Dur d’être écolo ! »
« Dur d’être écolo ! » affirme le conseiller municipal vert de Clermont-l’Hérault, dans un message sur Internet. Il parle de « lynchage .., mensonges, calomnies et propos diffamatoires pour le réduire au silence ». Et M. Alain Cazorla de rétorquer : « il s’est évincé de lui-même ! ».
Par ailleurs, toujours après le propos du maire de Clermont l’Hérault, M. Gilles Sainati a diffusé sur le net une réplique point par point. Il relève notamment la formulation utilisée par M. Alain Cazorla qui a déclaré au sujet du choix de la direction de Système U, fait au dépens de Bessan : « Nous avons remporté le marché. »
Et M. Sainati de noter : « Voici une situation bien inversée où ce n'est pas la collectivité publique qui fait des appels d'offres, mais une société privée qui choisi " au plus offrant" où elle va s'installer... »
Le représentant du collectif reprend le procédé d’analyse dont nous avons usé dans une page précédente sous le titre « Salamane : enjeu stratégique ». Mais sur un registre polémique.
Des actions en perspective
Du coté de la Salamane, on préconise une pétition d’urgence, après l’accueil reçu dans les allées du marché. Il est également envisagé une « participation » à la prochaine foire du Pouget, le 4 octobre prochain. L’événement draine près de 10 000 visiteurs chaque année. Dans ce but, une réunion est annoncée pour ce prochain lundi 28 septembre, à 18h30, au mazet de Roland Sanchez.
D’autres initiatives sont envisagées : une présence, si possible massive, à la réunion de la Communauté de Communes, prévue le 30 septembre, voire également lors de la prochaine séance publique du conseil municipal de Clermont.
Enfin, pour améliorer organisation, liaisons et communication, une réunion plénière des adhérents pourrait se tenir le 12 octobre, à 19h, en un lieu restant à fixer.