« La plus belle fille
du monde ne peut offrir que ce qu’elle a… ». A l’occasion des 12èmes journées du Patrimoine, ce week-end, Brignac c’est son église. Lieu vivant
de la paroisse Saint-Paul Cœur d’Hérault, la nef de Saint-Pierre aux liens pourra être visitée, ce dimanche 20 septembre, de 9h à 19h.
Son originalité première tient à son implantation. Contrairement à l’exposition habituelle est-ouest des lieux du culte chrétien, son chœur est au nord et le porche au sud. Conséquence des dons de terrains offerts par les paroissiens qui l’ont voulu plus grande que les deux précédentes.
A trois reprises dans l’histoire du village, les Brignacois ont participé avec la même ferveur et la même détermination à la construction de leur église, ainsi que le rappelle l’association
paroissiale dans une fort attrayante affichette, éditée pour la circonstance :
« Le premier édifice, dépendance des évêques de Lodève, fut détruit lors des sanglantes guerres de religion qui dévastèrent la région. Elle fut reconstruite au début du XVIIème siècle. Le manque d’entretien peut-être, l’usure du temps, sans doute, contribuèrent à un délabrement qui obligea, deux siècles plus tard, à envisager sa démolition et la construction, entre 1845 et 1850, de l’édifice actuel…Plus grande, la nouvelle église présente une nef centrale et quatre chapelles latérales… »
L’intérêt de la visite réside principalement dans la découverte de son agencement intérieur, fort bien explicité au verso de l’affichette.
Autre curiosité à voir faisant partie de la paroisse de Brignac, mais sise sur territoire de la commune de Saint-André de Sangonis: la chapelle de Cambous, dont la rénovation est à l'étude.
Brignac ne sera qu’une étape en moyenne vallée de l’Hérault pour les personnes désireuses de découvrir ou de revoir les richesses du terroir :
-A Ceyras, dimanche, visites guidées de l’église St-Saturnin (14h30-18h), de la chapelle N-D. de l’Hortus (15h-17h), de la chapelle ST-Pierre de Leynerac (15h-18h).
-A Fontès, dimanche, visite guidée du village et de l’église (14h) et concert gratuit (17h) avec le quatuor à cordes de Marmande.
- A Paulhan, samedi 19 (15h) visite guidée avec Pascale Rouquette sur « les arbres remarquables » du village, et exposition, samedi et dimanche (10h-12h et 14h-18h) en mairie exposition sur les arbres.
- A Villeneuvette, samedi et dimanche, visite de l’église (10h-18h), visites guidées de l’ancienne manufacture royale (10h30 et 15h30, RV à la mairie), du réseau hydraulique (14h30, RV devant la mairie, durée 3 heures, chaussures de marche) ; expositions (10h-18h) sur « l’eau et les jardins », « La renaissance de Villeneuvette », « Le réseau hydraulique » salle du Manoir, Grand’ rue, « Photos et documents sur les cités ouvrières », salle polyvalente. Samedi (15h-18h) les photos de Charles Camberoque dans la grande salle voûtée.
-A Clermont-l’Hérault, samedi et dimanche (9h-12h- et 15h-18h), exposition à la chapelle des Pénitents : « Hommes connus et méconnus du Clermontais ».
Les 12èmes journées du Patrimoine sur le Clermontais seront, samedi 19 et dimanche 20 septembre l’un des temps forts du 40ème anniversaire de la mise en eau du barrage du Salagou. Ce sera l’occasion notamment de mettre en exergue le rôle des associations du Patrimoine, avec le soutien de la Communauté de Communes, dans la mise en valeur des richesses locales.
Le coup d’envoi en sera donné, samedi à 18h30, par M. André Vézinhet, président du Conseil général de l’Hérault, accompagné par Claude Seeli, l’architecte qui a conçu l’ouvrage, ainsi qu’Ode Punsola, interprète en langage des signes pour malentendants, sur un parcours désormais entièrement accessible en fauteuil roulant.
Le public est invité largement à la visite du site et de l’exposition des vues de la vallée avant et durant l’édification du barrage. Samedi et dimanche, de 14h à 18h, il pourra visionner un film documentaire d’une durée de 17 minutes. Réalisé en 1964-1965 par les élèves du collège de Clermont-l’Hérault, sous la direction de leur professeur, Mme Imbert, celui-ci sera complété par des explications sur l’histoire géologique du lieu.
De même, durant ces deux jours, à 14h, 15h15 et 16h30, le public pourra participer à :
- soit une visite commentée, axée sur la construction et la gestion du barrage, par Cécile Retaillaud et Jean-Louis Brouillet, ingénieurs du pôle « Eau et environnement » du département, ainsi que par Christian Guiraud, sociologue et président du M.A.S. des Terres rouges.
- Ou une conférence sur « le patrimoine historique du Salagou » présentée par Sylvain Olivier, historien, membre du M.A.S. des Terres Rouges
- Ou encore une visite commentée sous le titre « Paysages » par Philippe Martin, écologue et également membre du M.A.S. des Terres Rouges.
En outre, dimanche, à 17h, à l’espace du Campotel, un concert clôturera les manifestations de ce 40ème anniversaire du barrage : Le groupe vocal « La mal coiffée », c’est-à-dire un chœur "a capella" de six voix de femmes, offrira au public l’éventail de son répertoire de polyphonies occitanes. Une découverte à faire pour certains, des retrouvailles à ne pas manquer pour les autres.
Dans une prochaine page, nous présenterons les manifestations conçues avec un certain nombre d’associations de la vallée de l’Hérault dans les communes du Clermontais.
Cette borne est le témoignage d’une époque révolue, d’une France que l’on ne retrouve plus que sur des photos jaunies, que l’on revoit
ou, pour les plus jeunes, découvre sur des vieux films documentaires. Elle est implantée à la croisée de la RD 4 03, quelques cinq cents mètres à gauche, après avoir franchi le pont de
Cambous en direction de Saint-André de Sangonis, et la RD 4 E4, qui permet de rejoindre la route de Ceyras à hauteur de la chapelle de Notre-Dame de l’Hortus
Sa première conception date de 1918. Mais, ce n’est qu’en 1928, après l’élaboration de quatre prototypes, que la société Michelin va adopter sa forme définitive : un piétement large à
la base et plus fin dans le support du cube de signalisation, le tout en béton armé et des plaques de lave émaillée, résistantes et inoxydables.
De 1931, année de son adoption officielle, jusqu’en 1939, la firme de pneumatiques a implanté de très nombreuses bornes de ce type, mais aussi des poteaux, des panneaux muraux de
signalisation ainsi que quelques panneaux de danger et de priorité. Tous sont ornés d’un bandeau indiquant le nom du sponsor, parfois un logo, soit le département, soit la région
d’implantation.
André Michelin, son fondateur, a été, dès 1908. un des pionniers de la signalisation routière : 1910, édition, à quelques 30 000 exemplaires, de plaques émaillées « Merci » à
deux faces.
Y étaient indiqués le nom des localités, la désignation et le numéro des routes, ou des inscriptions de sécurité, telles que « Veuillez ralentir « à l’entrée des
agglomérations et un « Merci » à la sortie. Et ,bien entendu, le nom du sponsor, en l’occurrence Michelin ; 1918, mise à l’étude d’un appareil de signalisation regroupant les
indications au bon cheminement de l’automobiliste.
Mais, en 1946, une instruction générale sur la signalisation routière a annulé toutes les instructions antérieures, avec le double souci de cohérence et d’homogénéïté. En outre l’administration
refuse toute forme de don pour la signalisation routière.
Michelin poursuit toutefois sa production de panneaux en lave émaillée sur béton armé. Mais sans indication publicitaire. L’usage va être limité aux intersections de ce nous appelons aujourd’hui
les routes secondaires.
Les plaques disparaissent également. Elles sont remplacées par des « fléches » murales ou sur pied. En outre de nombreux panneaux, de formes et de graphismes les plus
variés.
Michelin cessera en 1971 cette production. Désormais chaque panneau « réglementaire » aura sa version sur lave émaillée, puis
pour certains en acier émaillé traditionnel.
M. Robet Mirault nous avait fait vivre la communauté de Brignac à l'époque romaine, puis petit à petit
avait évoqué les seigneurs du moyen âge, entre chien rampant et renards se regardant. Il nous avait fait traverser les guerres de religion, parmi les évèques les barons et les ducs.
Il recommence, ce samedi 21, et nous emmenera du temps de la révolution à nos jours
Si vous ne voulez pas manquer la fin de la saga de Brignac, notre conteur historien vous attend à 18h00 en la salle du conseil de la mairie
Et puis mon petit doigt m'a dit: après l'exposé il y aura la 3ème mi-temps.
Une tour, visible depuis la route de Cambous-Saint-André de Sangonis, se dresse au-dessus des toits du village, Elle est cernée par des maisons s’ouvrant sur la Grand’Rue, entre le n° 16 et l’impasse des pervenches. On peut même dire également "agressée" par les solins posés par des plombiers-zingueurs, logiquement plus préoccupés d’efficacité que d’esthétique, voire du respect dû à un monument historique.
Voilà un point d’histoire locale auquel un internaute, plus érudit que la moyenne, pourrait apporter réponse aux questions qu'elle
suscite. Qui relèvera le défi ?
Lorsque la commune a acquis la propriété où est installée actuellement la mairie, elle s’est enrichie, outre le bâtiment, d’un magnifique parc, aujourd’hui passablement éclairci et rétréci,
comprenant un ensemble de trois citernes, recouvert par un tertre orné d’arbres majestueux et couronné en son centre par un ouvrage bétonné servant de socle à une noria, elle-même surmontée
autrefois d’une éolienne.
Cette machine, dont il ne doit pas rester beaucoup d’exemplaires de par le monde, a été démantibulée par on ne sait plus trop quels mauvais plaisantins. L’une des pièces essentielles a été retrouvée un matin, voici plusieurs années, près du cimetière. Elle a été ramenée par les services municipaux et déposée entre l’école et la salle polyvalente. Mais elle reste toujours abandonnée à la malveillance et à la rouille. Dans la plus parfaite indifférence.
Il serait prudent, avant qu’elle ne disparaisse, de la mettre à l’abri des prédateurs de tous poils. Si, un jour, le budget municipal le permet, la machine pourrait alors être reconstituée et devenir un élément de décoration du parc municipal.
Elle a été, en son temps, payée avec les impôts des brignacois. Il n’y aurait donc rien de choquant à ce que l’on prenne soin de ce bien commun. D’autant que cette noria non seulement fait partie du patrimoine de la commune, mais également est un témoignage de la technique d’une époque aujourd’hui révolue.
Si des internautes détiennent des éléments d’information sur ce type de noria ou encore sur les déboires de ce bien communal, nous les
remercions par avance de bien vouloir en faire profiter leurs concitoyens par le biais de la rubrique « commentaire » ci-dessous.