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A l’unanimité, le conseil communautaire du Clermontais, lors de sa séance du 7 juillet dernier, a pris une décision qui concerne chacun d’entre nous : il va appuyer le centre hospitalier de Clermont-l’Hérault dans sa démarche en vue de créer dans ses locaux une maison médicale de garde.
Actuellement, une structure médicale forte de 3 ou 4 urgentistes est en place à l’hôpital de Lodève. Elle ne permet de couvrir efficacement qu’un secteur de 15 000 habitants sur les 70 000 que compte le Cœur d’Hérault.
L’objectif est donc de créer au centre hospitalier de Clermont un poste de soins de premier recours. 200m2 de locaux vont y être aménagés. La dépense est estimée à quelques 200 000 €, en supplément des travaux de rénovation actuellement en cours dans l’établissement. Une participation de 20 000 € sera demandée aux trois intercommunalités du Pays Cœur d’Hérault.
Une maison médicale de garde se définit comme un lieu de médecine générale, mais aussi - et nous ajouterons surtout – comme un élément à part entière du réseau des urgences.
Cet équipement, utilisé en journée par le personnel hospitalier, fonctionnera en soirée de 20h à minuit et les fins de semaine de 8h à 24h comme une Maison médicale de garde. Les permanences seront assurées par les médecins du secteur qui se porteront volontaires.
Ce sera la première réponse à un besoin évident en Cœur d’Hérault où les spécialistes manquent dans des secteurs tels que la pédiatrie, la psychiatrie adulte, où l’absence d’un SAMU est fortement dommageable, où la répartition des secteurs de garde est soit déséquilibrée (Paulhan doit se tourner vers Pézenas) et où des « trous » existent dans les plannings de Clermont et Gignac, notamment les week-ends.
Une enquête, menée en 2008-2009 sur la santé des habitants du territoire, dresse un « diagnostic » guère rassurant :10 à 15% d’accidents circulatoires de plus que dans le reste du département, un taux de mortalité prématurée (avant 65 ans) supérieur de12 %, de même pour les maladies cardiaux-vasculaires ou encore l’hospitalisation en chirurgie et en médecine.
Lorsque cette nouvelle unité entrera en action – on en ignore encore la date- il restera à trouver une solution pour la délicate période de la nuit, c’est à dire à partir de 0h jusqu’à l’aube. Autant poser la question dès à présent, sans tomber dans le travers du toujours plus, car c’est dans cette partie de la nuit que souvent le drame surgit.