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Désolant ! A tel point que certains ont quitté la salle avant la fin de la séance. Le conseil municipal a donné une nouvelle fois, ce vendredi soir, la mesure de sa discordance. La séance avait pourtant commencé mezzo voce. Tous les élus présents, une dizaine de votes « unanimes ».
Le dérapage a débuté à la dixième question, selon, semble-t-il, un scénario préparé : la ligne de trésorerie d’avance auprès du Crédit Agricole, soit 200 000 €, que propose la banque compte tenu des projets de la commune.
« Insuffisant », de l’avis de M. Christian Martinez et de son groupe, faute de ne pas détenir le dossier. Donc pas de vote. Et donc pas de marge de manœuvre pour payer les factures de l’école en instance, les soldes de subvention n’étant versés en principe qu’après leur paiement par la commune.
Le ton est monté d’un cran avec le règlement de la facture du contre-autel de l’église. Comme l’avait autorisé en son temps l’assemblée, le maire a sollicité et obtenu du Ministre de l’intérieur, également ministre des cultes, une subvention de 2641 € pour la réalisation d’un contre-autel dans l’église Saint-Pierre aux liens (propriété de la commune).
La facture s’élève à 5 890 €. La différence sera prise en charge par la paroisse. Une première tranche de la subvention, 1705 € a été versée à l’artisan, M. Hamon, de Ceyras. Le solde de 836 € ne le sera qu’après paiement de la totalité.
Le maire a donc sollicité l’autorisation d’effectuer ce paiement, sous réserve du remboursement, dans un délai très court, de cette somme par la paroisse sous forme d’un don à la Commune.
« Pas de convention passée sur ce point, pas d’accord !» pour le premier adjoint qui veut détenir le dossier. Donc décision reportée, c’est-à-dire risque de perte du solde de la dite subvention et rallonge pour la paroisse, sans préjuger du délai nécessaire.
Le point d’orgue de la discorde, ce vendredi soir, a été à nouveau…La Paro ! Dans la journée, le maire avait reçu une lettre de M. Jean-Pierre Pugens. Le directeur général de Hérault Habitat l’informe que, faute d’une décision de la part du conseil municipal, il lui « adressera, aux fins de remboursement, un état des frais engagés pour cette affaire ».
Henri Jurquet en a donné lecture lors de l’examen des questions diverses. « Des preuves de l’engagement de la commune et nous votons de suite ! » a répliqué Mme Chantal Loison. De fait, la lettre recommandée adressée à Hérault Habitat par M. Christian Martinez et son groupe est restée, à ce jour, sans réponse. « S’ils en avaient, ils nous les auraient déjà données ! » a-t-elle ajouté.
En mars 2008, le dossier trouvé en mairie était vide… « Pensez vous que les responsables de cet organisme, qui dépend du Conseil général, auraient engagé les services d’un architecte, demandé un permis de construire, entrepris des consultations d’entreprises, sans avoir obtenu auparavant un engagement de la commune ? », a fait remarquer André Menella. « Hérault Habitat détient à coup sûr, copie de deux délibérations du conseil municipal d’alors, dûment enregistrées en préfecture. »
Et le responsable des finances de conclure : « Vous avez, les uns et les autres, enfourché un mauvais cheval. La Paro est un dossier social. Vous en avez fait un objectif financier. L’erreur est patente. Elle vaudra à chacun d’entre nous l’opprobre des Brignacois ».
Au fil de l’échange, la parole a ensuite dérapé : contre-vérités, pour ne pas dire mensonges, noms d’oiseaux, avocats, procès, pour au final ne rien décider. Affaire… non,… procédure à suivre !
Conclusions de ce tohubohu : pas de marge financière pour la municipalité, pas de rentrée appréciable en 2010 pour financer d’autres projets et, en contrepartie, des débours substantiels en perspective. Les freins sont mis. Cela sent déjà le brûlé !
(A suivre)