Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 07:44

Le conseil municipal de Saint-André de Sangonis a décidé, lors de sa dernière réunion publique, la révision du PLU. Il entend ainsi déclasser deux parcelles. Ce qui, selon lui, permettrait l’implantation des pylônes supportant le convoyeur devant relier la future carrière, que la SOLAG souhaite  exploiter, au centre de traitement situé au-delà du fleuve.

Problème : toute construction est interdite sur ce site, non pas en raison du PLU mais de l’instabilité du sol inondable, donc inconstructible. C’est ce que le collectif des associations de défense de l’environnement a relevé.

Aussi, le Préfet de Région a décidé le report de sa décision, en attendant la conclusion de l’enquête menée par services. Contrairement à ce que certains affirment, rien n’est encore décidé.

De son coté, Le sous-préfet  de Lodève a refusé de valider  la délibération du conseil municipal de Gignac à propos de l’extension du dépôt d’inertes au « Trotoscot ». Il en a exclu la parcelle de 1h15 préemptée par la commune dans un but totalement opposé à sa nouvelle destination. La municipalité devra attendre 10 ans avant de pouvoir reposer la question, en application du droit des espaces naturels.

Ce qui toutefois ne remet pas en cause le maintien du centre d’inertes, à propos duquel la commune de Gignac envisage un bail emphytéotique de 33 ans avec le syndicat Centre Hérault.

En outre deux courriers ont été adressés par le collectif : l’un au préfet de Région pour lui préciser que le collectif n’a pas déposé de plainte à propos de la décharge d’inertes de Gignac. Il a posé le problème de l’impact négatif du projet sur un espace naturel sensible. Il lui demande que ses services tiennent compte des articles R541-65 et suivants du code de l’environnement lors de la demande d’autorisation d’exploitation du dit site.

 Le second message a été envoyé au maire de Gignac pour lui demander l’enlèvement du panneau publicitaire implanté en toute illégalité à proximité de l’A 750. Celui-ci a précisé dans sa réponse, qu’il l’avait transmis à l’antenne de la D.I.R. du massif central à Lodève. Le responsable de cette unité devra donc préciser la raison de cette implantation publicitaire visible depuis un autoroute.

Enfin, le recours gracieux intenté contre concernant le seuil de Carabotte déposé le 10 décembre 2009 étant resté deux mois sans réponse, le collectif va donc en appeler au Ministre de l’environnement.

Par Vivre à Brignac - Publié dans : Vallée de l'Hérault
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