Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 09:24

Dans l’éditorial du dernier bulletin municipal de Gignac, le maire de cette commune, M. Jean Marcel Jover annonce la fermeture définitive du dépôt de déchets inertes du « Trotoscot ». L’action du collectif de la vallée de l’Hérault a donc porté. (1)

 Le premier magistrat gignacois ne peut taire sa déception : « Notre conte s’achève tristement… » Écrit-il.

Laissons le donc… conter : « Il était une fois un centre de dépôt d’inertes recevant gratuitement les matériaux provenant de démolitions ou déblais de terre issus des différents travaux réalisés sur la commune par des entrepreneurs locaux… à la satisfaction des utilisateurs et des riverains… Son extension envisagée suite à l’acquisition de parcelles incultes à un viticulteur faisant valoir ses droits à la retraite était matériellement acquise… »

Une façon de présenter une réalité moins idyllique. Les dites parcelles ont été acquises par la commune à la barbe d’un autre exploitant qui souhaitait agrandir sa plantation de chênes truffiers, au prétexte de « la sauvegarde de la qualité du lieu, du milieu naturel, du paysage et de son intérêt notamment du point de vue esthétique… »

Une forme d’humour aussi quand le premier magistrat de Gignac ajoute : « La volonté de la commune, dans le cadre d’un transfert de compétence au syndicat Centre-Hérault, avait pour simple objectif la mise en place d’un gardiennage, d’une clôture efficace et la réhabilitation du centre de stockage dans le respect des règles environnementales… »

C’est faire l’impasse sur le changement de dimension du dépôt, de son inévitable impact précisément sur l’environnement et le paysage, sur le trafic de camions généré dans la traversée du village.

Si le maire de Gignac a pris cette décision c’est surtout pour éviter une procédure devant le tribunal administratif à l’initiative du Collectif  et , si possible, l’obligation de remettre les lieux en état, c’est-à-dire une facture de 45 000 €, d’après les devis sollicités par ses services auprès de différentes entreprises. Sur ce dernier point, il n’est pas acquis qu’il puisse épargner au contribuable local cette « rallonge ».

Désormais, les entreprises devront transporter leurs déchets inertes vers Aspiran ou Lodève. Et le maire de Gignac de souhaiter «  de tout cœur que cette mesure ne se traduise pas par des dépôts sauvages. ..»  

Au cas où certains n’en auraient pas eu l’idée ?

(1) Confer notre page en date du 30 décembre 2009 sous le titre " Un mauvais coup pour la vallée"
Par Vivre à Brignac - Publié dans : Vallée de l'Hérault
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