Partager l'article ! Crise municipale : recours au sous-préfet: Le sous-préfet de Lodève sera en mairie de Brignac le mardi 11 mai. Il a rendez-vous avec les membr ...
Le sous-préfet de Lodève sera en mairie de Brignac le mardi 11 mai. Il a rendez-vous avec les membres du conseil municipal à 18h30. Il va tenter de trouver une solution acceptable à la crise ouverte au sein de l’équipe. La venue de M. Christian Ricardo a été convenue avec le maire au cours d’un entretien en sous-préfecture mardi 4 mai.
Après le refus de voter les comptes administratifs 2009 et les budgets primitifs 2010, lors de la réunion publique de l’assemblée communale, le 8 avril, M. Christian Martinez a transmis au sous-préfet de Lodève copie de la déclaration dont il avait donné lecture en séance au nom des sept conseillers contestataires.
Logiquement, M. Ricardo a souhaité être informé plus complètement. Aussi M. Henri Jurquet lui a adressé un courrier en ce sens et sollicité une audience. Lors de ce rendez-vous en sous-préfecture, ce dernier a remis au représentant de l’Etat les documents rejetés. Aux services de la sous-préfecture tout d’abord d’en apprécier la teneur, puis de les transmettre à la Cour régionale des comptes.
Simple respect de la procédure en pareil cas. Les comptes administratifs 2009 sont conformes aux comptes de gestion tenus par M. le receveur du Trésor. Les budgets primitifs ont été élaborés en accord avec celui-ci et également contrôlés par le même avant leur présentation en séance publique.
La cour des comptes peut, si elle le juge utile, désigner un enquêteur avant de prendre sa décision. En attendant, seuls les salaires du personnel et les dépenses de fonctionnement prises avant le 8 avril dernier sont honorés par la trésorerie. Les investissements et les dépenses de fonctionnement non urgentes sont gelés.
Il est patent que le rejet de ces documents n’est qu’un prétexte. Leur teneur n’est pas en cause. Tout le monde est d’accord pour réaliser les projets envisagés pour le présent exercice.
La vraie raison de saisir l’autorité de tutelle porte sur la méthode de gestion. En fait sur la discorde au sein de l’équipe, née peu de mois après l’élection de mars 2008, qui n’a fait que s’amplifier au fil du temps, avec pour point de départ la mésentente entre le maire et son premier adjoint, puis avec ceux qui ont été sensibles aux doléances de ce dernier.
On ne peut, en effet, parler de désaccord sur le programme électoral : priorité à l’extension de l’école, chemins piétonniers, rénovation de l’éclairage public, etc. … encore que certains mettent en doute, aujourd’hui, tel ou el projet et en ont avancé un autre, chemin de la Salamane, motivé par la vente de deux parcelles par un propriétaire dont le terrain, bien que riverain du dit chemin, est inclus dans le lotissement des puits.
M. Christian Ricardo a accepté cette mission de bons offices. Sera-t-il entendu ? Chacun acceptera-t-il de mettre du sien, c’est-à-dire fera-t-il passer l’intérêt général avant ses préoccupations personnelles ?
Si la mission s’avère impossible, si le blocage du fonctionnement de la commune se poursuit, le maire affirme être prêt à retourner devant les électeurs avec une nouvelle équipe.