Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 07:10

Un courrier pour le moins « embarrassant » a été adressé au Préfet de l’Hérault par l’association A.P.N.E.E., de Pouzols. Une missive qui a l’appui des associations, dont « Vivre à Brignac », réunies dans le collectif « Avenir de la Vallée l’Hérault ».

Après la noyade d’un enfant l’été  dernier dans le fleuve Hérault, cette association demande tout simplement l’application d’une décision de justice, à savoir un jugement du tribunal administratif de Montpellier en date du 23 juin 1999, confirmé par la cour d’appel de la Cour Administrative de Marseille le 9 avril 2004. Donc devenue applicable immédiatement et restée à ce jour lettre morte.

L’APNEE rappelle que, depuis 1988 au lieu-dit « La Carabotte », sur le territoire de la commune de Gignac, un barrage, construit illégalement sur le fleuve Hérault, fait fonctionner une usine hydro-électrique exploitée par la Sarl SATEN.

A l’origine, une petite chute d’eau, d’une hauteur de 1.30 m, située à quelques 80 mètres en aval du barrage actuel, haut de 4 mètres, alimentait un moulin à foulon. Depuis 1851 sans incidence sur le milieu.

Les signataires du courrier reprennent les attendus du jugement rendu, ayant donc force de loi :

-La présence du barrage et de la microcentrale hydro-électrique présente des dangers certains pour les personnes, les biens et le milieu rural

-Ces installations sont à l’origine, par leur présence et leur inadaptation technique, des fortes érosions des berges, en détruisant partiellement plusieurs propriétés privées riveraines ainsi qu’un chemin de desserte

-cet édifice industriel en béton, obstacle artificiel  à l’écoulement des eaux du fleuve, a provoqué une érosion progressive du lit de celui-ci, mis en péril par effet induit le seuil dit des « Aurelles » et les fondations du pont de Gignac

- cet ouvrage a été réalisé sans aucune mesure propre à assurer la libre circulation de la faune aquatique et, ceci, malgré les prescriptions notifiées par l’administration préfectorale.

En conclusion, APNEE demande le démantèlement des installations dans les meilleurs délais et de mettre ainsi le terme à un mépris des décisions administratives et juridiques, à l’encontre de l’évident intérêt général.

La réponse du représentant de l’Etat sera très intéressante à connaitre.

Par Vivre à Brignac - Publié dans : Vallée de l'Hérault
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