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Par deux fois, le 17 avril et le 8 juin 2009, le conseil municipal a exprimé son opposition aux deux projets de carrières sollicités par les sociétés Solag et Leygues sur des terrains de la commune de Saint-André de Sangonis, en limite de celles de Brignac et de Canet.
En appui de l’action du collectif des associations de défense de l’environnement de la vallée de l’Hérault, le maire de Brignac a tout d’abord adressé un courrier, en janvier 2010, au préfet de Région pour souligner la contradiction entre de tels chantiers qui affecteront gravement et de façon irrémédiable le paysage et l’écosystème du fleuve Hérault et de son affluent, la Lergue, dans sa partie basse. Ceux-ci s’en trouveront définitivement défigurés.
« Peut-on parler au Conseil Général de l’Hérault de « coulée verte», initiée par le programme « Valcordia » et, dans le même temps,autoriser le bouleversement de ces mêmes lieux ? ». Henri Jurquet pose par là-même la question fondamentale : « Qui veut faire à tout prix du Cœur d’Hérault un dépotoir ? »
De rappeler que, dans un passé récent, les habitants de Brignac et de Canet ont fait échec à un projet d’implantation d’un centre régional de traitement des boues urbaines aux portes des deux communes. D’évoquer également la tentative actuelle de développer un dépôt de déchets inertes sur la commune de Gignac, dans la perspective de la Taillade. Et de conclure par la même interrogation, mais formulée autrement :
« Pourquoi recherche-t-on pour de telles activités, certes indispensables, des sites aussi « exposés » dans une vallée dont on vante la vocation touristique au débouché sud du massif central ? ».
Le maire de Brignac a posée la même question au Ministre de l’écologie. Dans sa réponse, le directeur du cabinet de M. Jean-Louis Borloo vient d’informer, en ce début mars, Henri Jurquet que le dossier sera examiné le plus rapidement possible et que les services compétents en sont déjà saisis. A suivre donc.
« Oui » au Label « Grand site de France »
Autre information ; encourageante celle-là : la commission départementale des Sites et Paysages a donné, le 18 février dernier, un avis favorable à ce que Saint-Guilhem-le-désert et le Pont du diable, site classé sur les chemins de Compostelle, obtienne le label de « Grand site de France. Elle a ainsi répondu favorablement à la demande formulée par la Communauté de Communes de la Vallée de l’Hérault.