Partager l'article ! Salamane :1er contact avec le collectif: Un premier contact a eu lieu, la semaine dernière, entre le président de « Vivre à Brignac ...
Un premier contact a eu lieu, la semaine dernière, entre le président de « Vivre à Brignac » et une délégation du collectif de la Salamane, conduite
par Gilles Sainati. Pour faire connaissance après plusieurs échanges d’information sur le web, préciser nos positions respectives et convenir le principe d’un rendez-vous ultérieur afin de
définir d’éventuelles convergences.
André Menella a rappelé à ses interlocuteurs que l’association, avec l’appui de nos voisins de Canet, avait, en 2007, mené le combat pour la préservation de la Salamane, que la vigilance pour
éviter toute nouvelle tentative avait incité l’association à investir, en 2008, la mairie, que les trois quarts des élus actuels sont issus de ses rangs.
Il leur a précisé également la position, déjà exposée dans ces pages, des responsables de l’association : tout projet d’intérêt économique doit comporter non seulement un avantage social
mais aussi un volet environnemental. A un moment où la viticulture voit ses surfaces se restreindre, où l’on mise sur le tourisme pour compenser ses pertes de revenus, on ne peut se contenter de
remplacer une activité dominante par une autre, mais l’on doit diversifier le tissu économique.
Donc il faut prendre en compte dans tout projet d’envergure, tel que celui de la ZAC en préparation, les critères susceptibles de contrecarrer, voire d’annihiler une partie des efforts faits dans
d’autres secteurs et d’en limiter, autant que ce peut, les effets nocifs.
Ce qui revient à poser des questions, donc à obtenir des réponses claires et, par là même, lever les doutes, dissiper les inquiétudes, et, bien entendu, obliger les élus à se montrer soucieux des
conséquences d’une implantation sur les ressources naturelles du pays, de son incidence sur la qualité de vie de l’ensemble de la population, de l’équilibre socio-économique du secteur, au-delà
des « royalties » espérées et de la création d’emplois, parfois illusoire.
Ainsi du coté de Saint-André de Sangonis, nous sont parvenues les premières réponses à propos de l’extension des carrières. Dont acte. Il en faudra certainement d’autres.
Les représentants du Collectif de la Salamane sont, eux, à la recherche d’informations sur le projet de la ZAC présenté récemment dans ses grandes lignes par le maire de Clermont-l’Hérault. Le
premier contact avec ce dernier, à l’occasion de la foire aux vins, n’a pas été très chaleureux.
A notre humble avis, affaire probablement de méthode. Ou de tactique. Nous ne redirons jamais assez : avant toute action, Il est nécessaire de poser des questions… afin d’obtenir des
réponses. Nos voisins sont en train de s’organiser, d’articuler plus clairement leur argumentation et ainsi de rendre plus audible leur message. Ce qu’ils ont convenu de faire à la fin de la
première semaine de septembre.