Partager l'article ! La borne en béton : témoin du passé: Cette borne est le témoignage d’une époque révolue, d’une France que l’on ne retrouve plus que s ...
Cette borne est le témoignage d’une époque révolue, d’une France que l’on ne retrouve plus que sur des photos jaunies, que l’on revoit
ou, pour les plus jeunes, découvre sur des vieux films documentaires. Elle est implantée à la croisée de la RD 4 03, quelques cinq cents mètres à gauche, après avoir franchi le pont de
Cambous en direction de Saint-André de Sangonis, et la RD 4 E4, qui permet de rejoindre la route de Ceyras à hauteur de la chapelle de Notre-Dame de l’Hortus
Sa première conception date de 1918. Mais, ce n’est qu’en 1928, après l’élaboration de quatre prototypes, que la société Michelin va adopter sa forme définitive : un piétement large à
la base et plus fin dans le support du cube de signalisation, le tout en béton armé et des plaques de lave émaillée, résistantes et inoxydables.
De 1931, année de son adoption officielle, jusqu’en 1939, la firme de pneumatiques a implanté de très nombreuses bornes de ce type, mais aussi des poteaux, des panneaux muraux de
signalisation ainsi que quelques panneaux de danger et de priorité. Tous sont ornés d’un bandeau indiquant le nom du sponsor, parfois un logo, soit le département, soit la région
d’implantation.
André Michelin, son fondateur, a été, dès 1908. un des pionniers de la signalisation routière : 1910, édition, à quelques 30 000 exemplaires, de plaques émaillées « Merci » à
deux faces.
Y étaient indiqués le nom des localités, la désignation et le numéro des routes, ou des inscriptions de sécurité, telles que « Veuillez ralentir « à l’entrée des
agglomérations et un « Merci » à la sortie. Et ,bien entendu, le nom du sponsor, en l’occurrence Michelin ; 1918, mise à l’étude d’un appareil de signalisation regroupant les
indications au bon cheminement de l’automobiliste.
Mais, en 1946, une instruction générale sur la signalisation routière a annulé toutes les instructions antérieures, avec le double souci de cohérence et d’homogénéïté. En outre l’administration
refuse toute forme de don pour la signalisation routière.
Michelin poursuit toutefois sa production de panneaux en lave émaillée sur béton armé. Mais sans indication publicitaire. L’usage va être limité aux intersections de ce nous appelons aujourd’hui
les routes secondaires.
Les plaques disparaissent également. Elles sont remplacées par des « fléches » murales ou sur pied. En outre de nombreux panneaux, de formes et de graphismes les plus
variés.
Michelin cessera en 1971 cette production. Désormais chaque panneau « réglementaire » aura sa version sur lave émaillée, puis
pour certains en acier émaillé traditionnel.