Partager l'article ! Déchets: les actions en 2009: Pour mener à bien sa mission, le syndicat Centre-Hérault a des projets. Fort heureusement. Tout d’abord ...
Pour mener à bien sa mission, le syndicat Centre-Hérault a des projets. Fort heureusement. Tout d’abord pour satisfaire une priorité : réduire, dans les cinq ans, de 5 kg par an (soit 25 kg) et par habitant, la production d’ordures ménagères. Même si, en 2008, le taux de valorisation a déjà atteint les objectifs fixés par le « Grenelle de l’environnement » pour… 2015 !
Pour ce, ses dirigeants envisagent plusieurs pistes. Ils étudient la possibilité de créer des « recycleries-ressourceries » (excusez ce double barbarisme du jargon administratif). Un cabinet a été « missionné » (celui-là aussi) afin d’évaluer le gisement de déchets ré-employables, recenser les partenaires potentiels et proposer des scénarii de « portage économique » ( ?). Cette étude doit, en principe, permettre aux élus de réfléchir sur le rôle que la collectivité pourrait jouer dans ce réemploi.
L’objectif est de donner une seconde vie à des objets à l’abandon, avant même leur arrivée à la déchetterie. Problèmes de lieu de traitement, de stockage, de transport, de concertation avec des organismes de l’économie solidaire.
En 2009
Le syndicat se propose également de poursuivre la résorption des décharges communales répertoriées, selon le programme élaboré en 2008 et financé en partie par le Conseil Général et l’ADME du Languedoc-Roussillon. La réhabilitation de 9 sites a été prévue en 2009. Ce plan évitera aux communes concernées des poursuites pénales et financières.
Par ailleurs, les travaux de construction d’une déchetterie à Montpeyroux ont été entamés en décembre 2008. L’ouverture en a été programmée cette année. De même il est question de changement de site pour les déchetteries de Saint-André de Sangonis et de Gignac.
Le tri du bois, entrepris fin 2007 dans les déchetteries, a déjà permis d’augmenter sensiblement le tonnage valorisé (2641 tonnes). Le syndicat étudie les possibilités techniques susceptibles de séparer les bois non peints et non traités (palettes et caisses). Ils pourraient être dirigés vers la filière énergie et constituer ainsi une recette supplémentaire. Actuellement ils sont acheminés vers les fabriques de panneaux agglomérés. Et il en coûte 70 € la tonne.
De même la mise en place de la collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques a été envisagée pour 2009. Toutefois le syndicat incite les consommateurs à appliquer la règle du « 1 pour 1 », déjà en place à l’occasion de chaque achat.
Aspiran : une vitrine
Le syndicat a prévu également d’étendre, en 2009, la superficie de la plate-forme de compostage d’Aspiran, d’en accroitre les capacités de traitement, d’améliorer les conditions de vente et de stockage du compost et de proposer aux agriculteurs un service d’épandage.
Il envisage aussi la création, en concertation avec le lycée agricole de Gignac, d’un site expérimental avec l’implantation, toujours en 2009, d’un verger planté d’abricotiers, sis près de la plate-forme de compostage. Celui constituera un outil de promotion du compost et des pratiques agro-écologiques.
Après la certification ISO 14001du centre de Soumont, le syndicat projette d’obtenir, cette année 2009, celle de la plate-forme d’Aspiran. Régulièrement visitée par des élèves et des étudiants de la région, des élus et des techniciens de collectivités, la filière compost constitue une vitrine appréciable de l’organisation.
Reste à dire, dans une prochaine page, le message que les dirigeants veulent transmettre à travers une campagne de communication en cours et celui qu’ils devront écouter.