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Le tri sélectif des déchets ménagers ! Chacun a son opinion. Quelque chose à dire, à redire, à médire. Il est toutefois un homme qui sait de quoi il parle. Jacques Donnadieu, réélu, en 2008, président du syndicat Centre- Hérault, soit 72 communes, 65 000 habitants et 20% de la superficie du département. Dans le cadre d’une communication à l’adresse des élus, il a réuni, mardi 20 janvier, les maires et les conseillers municipaux de Brignac et de Canet, en mairie de nos voisins.
Jacques Donnadieu a rappelé l’origine du syndicat né de l’accord des trois collectivités territoriales, après une « guéguerre » picrocholine, durant les années 1991-1998, entre Clermontais, Lodévois et vallée de l’Hérault.
De même il a souligné la responsabilité des maires dans l’élimination des déchets ménagers, ainsi que la règle du « pollueur-payeur » appliquée aux professionnels, l’organisation mise en place pour la collecte des déchets ménagers, du ressort de la Communauté de Communes, la collecte des autres déchets, la valorisation, le recyclage et l’enfouissement, de la compétence de son syndicat.
Jacques Donnadieu a ensuite, graphiques à l’appui, révélé les résultats de ses activités. A commencer par les pourcentages des types de déchets collectés : biologiques, 29% ; plastics, 11% ; verres, 15% ; métaux, 4% ; cartons, 9% ; papiers, 16% ; résiduels, 16%. Ensuite les coûts : déchets triés 35 € la tonne ; ceux enfouis à Soumont, 65 € la tonne ! Puis l’effort de couverture du territoire par un réseau de déchèteries, (14 pour l’instant ainsi que deux autres en projets), par plus 300 points de tri équipés de 1 000 colonnes, ainsi que 4 500 composteurs individuels.
Le président du syndicat Centre-Hérault a aussi souligné que les efforts faits se sont déjà traduits par l’octroi de la norme iso 14001 pour le centre d’enfouissement de Soumont, la certification « Bio » pour le centre de compostage d’Aspiran. Enfin à noter que le tonnage valorisé est passé de 2 200 tonnes, en2001, à plus de 17 000 en 2008, soit 45% du tonnage traité, en l’occurrence l’objectif fixé par le récent Grenelle de l’environnement, enfin que celui enfoui a Soumont a été de 19 960 tonnes l’an dernier.
Aujourd’hui, le syndicat est confronté au problème posé par le site de Soumont. Le Préfet donnera-t-il l’autorisation de poursuivre l’enfouissemen? Sinon, il faudra exporter les résiduels et cela coûtera deux fois plus cher !
A propos de coût, l’un des élus Brignacois demanda pourquoi Lodève ne participe pas encore au tri sélectif et paie le même prix que les communes où l’on trie. La réponse se négocie actuellement. Jacques Donnadieu résuma la genèse du problème et ses interférences politiques. Les choses ne sont pas toujours aussi simples qu’on peut le supposer.
Autre question : Pourquoi le tri sélectif ? Pour la protection de notre environnement et le respect de la loi qui la régit, répond Jacques Donnadieu, dans le droit fil du développement durable.
Avec un résultat, à notre avis, guère évident à Brignac pour le citoyen, mis à contribution pour faire le travail, pas toujours convaincu de l’utilité de la tache, souvent même hostile et désinvolte à l’égard de celui qui s’y astreint. De même pour le contribuable qui a vu, en une décennie, la taxe sur les déchets ménagers progresser de 140%.
Pour les élus de Brignac, les conditions actuelles de la collecte ont entrainé un problème de salubrité publique sur certains « P.R. », sans parler de la dégradation de l’image de marque due à la présence, sur les axes principaux du village, des colonnes de tri et les P.R..
Le dispositif a été instauré dans la seule perspective de la facilité du ramassage, sans tenir compte de la géographie du village et encore moins des usagers. Il y a là une négociation à entamer. Il est temps pour les uns et les autres responsables de se mettre autour d’une table.