Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 11:16

Dans une précédente page nous faisions allusion à l’alerte donnée par la mairie de Lodève à propos d’une menace de contamination à la leptospirose sur les rives de la Lergue. Ce qui nous a amené à nous intéresser d’un peu plus près à l’état du bassin de cette rivière qui traverse 27 communes.

 

Longue de 40kms, la Lergue prend sa source sur la bordure du Larzac, dans la commune des Rives. Elle plonge jusqu’à Ceyrac par un dénivelé de 400 mètres, grossie en chemin par plusieurs affluents, qui ont nom la Brèze, le Laurounet, la Soulondre, l’Aubaygues, le Salagou ou encore le Ronel.

 

Dans la basse plaine, elle longe Brignac et se jette dans l’Hérault entre Saint-André de Sangonis et Canet. Elle y alimente une nappe alluviale de 365.000 m3 dont 40% intéressent Brignac et les 60 autres Ceyras. L’irrigation des terres agricoles est assurée par les 186.000 m3 fournis, à partir du Salagou, par la compagnie du Bas-Rhône-Languedoc.

 

Elle permet sur sa route le  fonctionnement de 7 microcentrales électriques en dehors de la période estivale, ainsi que l’alimentation d’une vingtaine d’ouvrages de dérivation d’eau à vocation essentiellement agricole.

 

Elle été classée « rivière réservée » et, à ce titre, elle a fait l’objet d’une étude dans le cadre du schéma départemental  de préservation, de restauration et de mise en valeur des milieux aquatiques de l’Hérault en vue de son assainissement complet. Sa salubrité intéresse plus de 19.000 habitants. Cet objectif est encore loin d’être atteint.

 

 On comptait encore récemment les rejets plus que suspects des stations d’épuration de six communes, sur 15 voila 10 ans, dont celle de Brignac (nous en avons également parlé dans une page précédente), mais aussi de trois sites industriels, d’un restaurant, de deux installations touristiques ( camping et centre de vacances,) d’une ancienne mine et de deux réseaux d’assainissement (Lodève et Clermont-l'Hérault).

 

En outre, entre Brignac et la confluence avec l’Hérault, le cours d’eau est qualifié « à lit divaguant ». L’érosion des berges est consécutive principalement à des déboisements abusifs. Il en est résulté des modifications importantes du profil du lit et des berges.

 

Aucune solution, à notre connaissance, n’a encore été envisagée pour stabiliser cette fin de parcours de la  rivière. Une recommandation toutefois : la prise en compte des potentialités d’accueil piscicole du secteur

 

Il coulera encore beaucoup d’eau polluée sous le pont de Cambous, avant d’y parvenir.

Par Vivre à Brignac - Publié dans : la Lergue
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