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Lors de la dernière réunion du conseil municipal, le 26 juin, le maire a annoncé qu’après la mise en service de la nouvelle station d’épuration des eaux usées à la mi-juillet prochaine,
l’ancienne sera détruite. Il n’en a pas toutefois précisé la date.
Situé au bord de la petite plaine des Millières, au pied du village et à quelques dizaines de mètres de la Lergue, cet ouvrage date de 1968. Il a donc fait un long et utile usage au service de la communauté. Mais, obsolète depuis plus d’une décennie dans son principe de fonctionnement, la station ne convenait déjà plus à l’évolution démographique du village constatée depuis la fin des années 90.
Son remplacement était d’autant plus impérieux que la municipalité élue en 2001 avait projeté 6 nouveaux lotissements aux « Catalounes », aujourd’hui en cours de réalisation.
Le problème majeur en pareil cas est la réservation des terrains. Or la proximité immédiate de l’ancienne, qui eut été la solution la plus économique, était inenvisageable. La zone est sujette à submersion, lors des crues de la Lergue.
Au dernier moment, c’est à dire en décembre 2006, alors que le chantier du PAE des « Catalounes » allait démarrer, le conseil municipal a pris la décision d’acquérir au prix fort quelques 6000 m2, à l’Olivette des Combes.
Ce choix a également entrainé un surcoût des travaux de raccordement, puisque, outre la distance, il a fallu envisager la pose de trois pompes de relevage pour la partie des habitations situées en contrebas de la future station. Avec tous les désagréments que suscitera pour les riverains l’éventuelle panne de l’une d’elles.
En ce qui concerne la pollution de la rivière, cela n’avait guère d’incidence, dans la mesure où depuis près de 40 ans, c’est un filet nauséabond qui sort après la filtration et se déverse en permanence dans la Lergue.
D’ailleurs, tout le terrain entre la station et la rive de la Lergue devra être réhabilité. Ce qui a été également prévu et dont, également, on ne peut que se réjouir. Le sol est imbibé, sur une bonne profondeur, des matières qu’il a également contribué à filtrer, jusqu’à sa saturation.
Les occupants des maisons proches apprécieront sans aucun doute, comme nous, lorsque les travaux seront achevés. Tout comme les canétois qui pèchent ou se
baignent dans les derniers méandres de la Lergue. Affaire donc à suivre.