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(photo Jean-Louis Caussel)
En cas de rupture totale ou partielle du barrage dulac du Salagou, un plan d’intervention a été élaboré par la préfecture. Les détails du
dispositif sont réunis dans un épais dossier, consultable en mairie depuis le 18 juin et, ce, jusqu’au 18 juillet prochain.
Même si le taux de probabilité est faible, l’importance des conséquences ne peut laisser indifférent. D’où l’intérêt de connaître les causes possibles de la catastrophe et le dispositif d’alerte et de sauvegarde, testé et révisé tous les 5 ans, afin de préserver les populations susceptibles d’êtres menacées.
Le barrage du Salagou aura 40 ans en 2008. Le lac couvre 76 km2 et contient une moyenne de 102 millions de m3 et le risque de submersion concerne les 33 communes riveraines en aval de la Lergue et de l’Hérault jusqu’à Agde.
Les causes possibles d’une défaillance du barrage de retenue sont une crue résultant de pluies exceptionnelles par leur densité et leur durée, un séisme, un effondrement massif et subit de terres dans le lac, un attentat terroriste, une érosion souterraine des assises de l’ouvrage, hypothèse retenue comme plus vraisemblable.
Situé à 12.8 km, notre village, du moins dans sa partie basse, serait atteint par la vague à hauteur du mas de Marre en quelques 19 minutes ! L’onde, haute de plus de 15 mètres, dépassera la côte 47, longera les « Colombarèdes », submergera les jardins des « Rivières » et des « Millières », enjambera la route de St-André, léchera le chemin des « Pousterles », et aura peut-être raison du pont de « Cambous ». Elle pourrait ensuite affleurer l’Olivette des Combes, recouvrira plus sûrement « Sarusse » et « la Regorde ». Mais la quasi totalité du village sera épargnée.
La déclinaison du plan ORSEC consiste à mesurer le risque et à définir les procédures L’alerte est de la responsabilité de la compagnie du Bas-Rhône-Languedoc, qui exploite le barrage. La mise en œuvre du dispositif général de sécurité dépend de la préfecture et entraine l’activation des services publics : DDE, pompiers, gendarmerie, EDF, GDF, SNCF, etc... Au plan communal chaque maire a deux ans pour mettre au point le dispositif adapté à sa commune.
Trois phases d’alerte sont prévues en fonction de l’élévation du niveau de l’eau dans le lac. La norme est la côte 139. A 142, un délestage spontané se produit vers la Lergue. En 72 heures, avec des pluies de 200mm, le niveau peut s’élever à 144.5.A ce dernier stade, on parle de « péril imminent ».
L’autoroute sera alors interdite, de même qu’un certain nombre de routes départementales. Et les maires devront faire procéder à l’évacuation d’urgence des habitants dans les zones menacées, à leur hébergement dans des centres de regroupement (à Brignac la salle polyvalente), à la mobilisation des personnels des services techniques, à la réquisition éventuelle des véhicules pour transporter les personnes handicapées et celles ne disposant pas de moyens de locomotion, à informer le PC du plan d’intervention de la situation dans son secteur.