Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 11:01

Association loi 1901, «Vivre à Brignac » a été constituée le 16 mars 2007 pour la défense de l’environnement et des intérêts des brignacois. 

 

 A la suite d’une indiscrétion, l’un de nos concitoyens a appris incidemment qu’un projet était susceptible de menacer gravement cadre de vie et patrimoine tant agricole qu’immobilier de la commune. 

 

 Aussitôt un groupe d’habitants, anciens du village mais aussi néo-brignacois arrivés cesdernières années ont réagi : leur premier objectif a été d’informer tous leurs concitoyens.

 

   Une société privée, la SAUR avait déposé, depuis plusieurs mois, un permis de construire en mairie de Clermont-l’Hérault. Elle se proposait d’implanter une unité importante de traitement des boues urbaines, en provenance des stations d’épuration de la région dans la plaine de la Salamane, sur un terrain distant de 1500 mètres du village.

 

  La plupart des maires de la Communauté de Communes du Clermontais en étaient informés. Car les retombées fiscales d’une telle usine ne sont pas négligeables et en principe  partagées entre les collectivités adhérentes. Ceux de Canet et de Brignac, pourtant oh combien concernés,  l’ont affirmé : ils l’ignoraient !

 

   Le site choisi se situe à la limite des communes de Clermont-l’Hérault, de Canet et de Brignac. C’est à dire sous les vents du sud, principalement durant la belle saison, pour Brignac et ceux du nord, durant une grande partie de l’année, pour Canet. Donc odeurs nauséabondes, menaces d’infiltration et de pollution de la nappe phréatique, passages accrus de camions dans les villages du secteur, et surtout pertes de valeur des propriétés et constructions voisines

 

 Les canétois ont réagi pour le moins vigoureusement. Ceci expliquant peut-être cela.

 

 Distribution de tracts, signature d'une pétition par plus d'une centaine de villageois, démarche auprès du député Robert Lecou, du sous-préfet de Lodève, du préfet de l’Hérault, courrier à l’adresse de M. Alain Cazorla, maire et conseiller général de Clermont-l’Hérault, visite impromptue et édifiante sur un autre site de la Saur, à Bellegarde dans le Gard, pourtant moins important que celui projeté ici. L’action de notre association, et, ce, en concertation avec celles constituées par les canétois, ont permis de faire prévaloir une solution de sagesse.

  La direction de l’équipement ayant, en outre, émis un défavorable en raison de l’inadaptation du chemind’accès du terrain prévu aux poids lourds et l’absence de borne d’incendie, faute de canalisation d’alimentation proche, le maire de Clermont-l’Hérault a refusé le permis de construire.

  Au grand soulagement de toute la population des deux communes menacées

 

  Définitivement ? Provisoirement ? Toujours est-il que notre association a décidé de créer un comité de vigilance, élargi à des représentants des communes environnantes, afin d’éviter toute nouvelle mauvaise surprise, prochaine ou lointaine.

 

   L’association se préoccupe également du projet municipal, en cours de réalisation, d’une nouvelle station d’épuration des eaux usées, au sud du village, en direction de Canet. Une délégation s’est rendue à Neffies, où une unité identique a été construite par l’entreprise opérant à Brignac. Son verdict sera publié bientôt.

 

 D’autres opérations de protection de l’environnement local ont été également projetées. En premier lieu, un nettoyage par un groupe de volontaires des berges de la Lergue, rivière qui longe par l’est la partie basse de la commune.

 

 Toujours dans cet esprit, l’association se préoccupe des conséquences de la réalisation des six lotissements «Les Catalounes », entre la route de Clermont-l’Hérault et celle de Fouscaïs. Lorsqu’ils seront habités, la population du village aura doublé !

 

 A savoir donc : incidences sur le trafic routier et donc la sécurité des piétons, sur le plan de circulation dans le village, les besoins en places de stationnement, sur les capacités d’accueil de l’école, sur celle de la salle polyvalente, celle du château d’eau, sur le nombre des mobiliers urbains tels que panneaux de signalisation, bancs et jeux pour enfants dans le parc municipal, équipements sportifs.

 

Tant il est vrai que le cadre de vie quotidien fait partie au premier chef de l’environnement des citoyens.

Par Vivre à Brignac - Publié dans : Notre association
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