Vallée de l'Hérault

Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 12:43

Vous connaissez peut-être un sage, mais savez-vous ce qu’est le SAGE ? Nous l’avons cité dans une précédente rubrique. Vous ne faites pas le rapprochement ? Langue au chat : c’est un sigle : Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. Sous-entendu : du bassin du fleuve Hérault.

L’eau est ressource vitale pour l’homme. Son organisme en est composé à 75% ! Sans elle, Il ne peut survivre. Sans elle, pas de végétation et encore moins de cultures, et donc pas d’animaux, ni d’homme. Le désert.

Ce SAGE n’est pas un nouveau « bidule » dans le paysage politico-administratif. Il a été décidé le 19 décembre 1999. Et, pendant les dix années écoulées, il a œuvré dans la discrétion, mais avec efficacité. 2003 a vu la création de la Commission locale de l’eau (CLE), organe délibérant de 52 membres, 2008  la validation du projet, 2009 la création du syndicat mixte du fleuve Hérault et 2010 la finalisation du plan.

Le SAGE répond à quatre objectifs :

- gérer cette ressource, en améliorant sa connaissance, en la protégeant, en optimisant son utilisation, en l’économisant.

- préserver l’eau, en réduisant et en maitrisant les sources de pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques, en définissant des objectifs de qualité, en restaurant les fonctionnalités des milieux aquatiques

- limiter et mieux gérer les inondations, définir plus précisément le risque pluvial, limiter les érosions

- améliorer l’information et la sensibilisation de l’utilisateur, le partage des connaissances, l’alerte et les secours.

La réflexion menée a abouti à un document de 84 pages qui a été diffusé aux maires des 166 communes faisant partie du « bassin versant topographique ». Il s’agit d’un règlement désormais opposable à toute personne publique ou privée !

Toute installation, ouvrage, travaux ou activités mentionnées à l’article L 214-2 du code de l’environnement doit faire l’objet d’une déclaration au titre de la police de l’eau et d’une procédure d’autorisation.

En outre, les documents d’urbanisme tels que SCOT,  PLU ou  cartes communales doivent être ou rendus compatibles avec ces objectifs.

Et, là, nous sommes au cœur de l’actualité locale,  l’heure précisément  où l’environnement du village est concerné par des projets de communes voisines :

-D’une part, du coté de Saint-André de Sangonis, avec les demandes d’extension de carrières, dans un secteur où la nappe phréatique a été atteinte en plusieurs endroits et risque de l’être encore plus, où, également, des installations importantes empiéteront sur les rives du Fleuve.

- Par ailleurs, du coté de Clermont-l’Hérault, par le projet de Z.A.E. dans la plaine de la Salamane. 70 ha de terres agricoles vont y être bétonnés. D’où un risque potentiel accru d’eaux de ruissellement, mais aussi une interrogation sur l’impact possible sur les eaux souterraines, à savoir l’importance de la quantité supplémentaire prélevée et les probabilités de pollution par infiltration des produits toxiques induits par les activités prévues ou non.

Ce sont les deux raisons qui ont poussé notre association à s’associer à la démarche du collectif de défense de l’environnement de la moyenne vallée de l’Hérault, lors de l’enquête préalable à la modification du PLU de Clermont-l’Hérault.

Poser des questions, ce n’est pas s’opposer, c’est demander des réponses. Encore faudra-t-il que celles-ci soient claires et précises.

Par Vivre à Brignac - Publié dans : Vallée de l'Hérault
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