Dans une page précédente, nous avons évoqué la menace qui pèse sur l’arbre dans la vallée de l’Hérault et la réaction du collectif des associations de l’environnement.
Depuis, leurs représentants ont signé un courrier commun à l’adresse du conservateur régional des Monuments historiques. Ils lui demandent la protection du canal de Gignac, c'est-à-dire son classement. Or, ce courrier, assorti d’un CD photo, pourtant envoyé en recommandé, ne serait pas parvenu à son destinataire ! Bizarre ! Bizarre !... Vous avez dit : Bizarre ! Il devait être évoqué, en principe, lors d’une réunion de la commission des sites tenue lundi 17 mai.
La couverture envisagée d’une partie de l’ouvrage pour permettre le passage d’une rocade au tracé contestable se traduirait par le vandalisme de ce patrimoine hydraulique du XIXème siècle.
A propos du tracé de cette rocade, le collectif a demandé et obtenu rendez-vous, ce mardi 15 juin, au service départemental des routes, dont un ingénieur en présentera les données techniques à une délégation du collectif.
A cette occasion, ceux-ci lui remettront un mémoire sur l’impact négatif de réalisations et projets en cours dans la vallée. Ce document est également destiné aux Présidents du Conseil Général, du Conseil Régional, de la CCVH, de la DRAC et du SDAP.
Par ailleurs, deux mois se sont écoulés sans suite à la réponse de cette même Direction des routes à propos du panneau publicitaire implanté le long de l’autoroute A 750, sur le territoire de Gignac. Le collectif adressera, dans les prochaines semaines, un troisième rappel à l’administration. Ce panneau doit être enlevé. C’est un précédent inadmissible.
Autre dossier en cours : le barrage de Carabotte. Et autre surprise ! Le courrier de demande de recours gracieux du collectif serait, lui, passé…inaperçu et les responsables des services concernés en seraient bien marris. En effet, ils devront y répondre devant le tribunal administratif de Montpellier, qui a accusé réception de la plainte du collectif.
Par ailleurs, à propos de la décision de la cour d’appel de Montpellier rendue dans cette affaire et sans effet depuis 4 ans, la Ministre de la justice a tapé en touche au sujet de l’inapplication de cette décision… de justice, en transmettant le courrier de l’ASPE-Canet à son collègue de… l’industrie ! Inattendu, ne trouvez-vous pas ?
De son coté, le Ministre de l’écologie, également saisi en avril dernier à ce sujet par le collectif, a accusé réception du courrier à lui également adressé. Ouf !
Les défenseurs de l’environnement sont gens déterminés. Les services de l’Etat devront en tenir compte, c’est-à-dire répondre sans faux-fuyant, en faisant respecter les lois et règlements et surtout les décisions de justice. Sinon, le citoyen ne comprendrait pas…